MIAMI, dimanche 30 mars 2025, (RHINEWS)– Victor Benoît, homme politique et professeur de sciences sociales, exprime une vive inquiétude quant à l’avenir d’Haïti. Selon lui, une coalition criminelle, connue sous le nom de « Viv Ansanm », perpètre impunément d’horribles exactions contre la population civile et contrôle quasiment l’intégralité de la capitale. Benoît évoque même l’existence de « mains invisibles », liées à une mafia nationale et internationale, qui pousserait cette organisation terroriste à alimenter une violence criminelle sans précédent.
« Il ne faut pas croire que des individus massacrant la population dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite, pillant et incendiant les maisons, violant des femmes et des filles, et contraignant plus d’un million de personnes à fuir leurs domiciles, le font par simple plaisir. Ils agissent manifestement sous l’impulsion de forces et de groupes d’intérêts puissants, toujours opposés au développement d’Haïti, » déclare-t-il.
Pour Victor Benoît, la menace pèse de manière réelle sur l’avenir du pays dans un contexte où l’État a perdu le contrôle, voire le pouvoir, sur la capitale. Il met en garde contre le risque que Viv Ansanm et ses alliés ne prennent le pouvoir en Haïti sans intermédiaires, profitant d’un État effondré qui n’agit pas suffisamment pour protéger la population.
« Ils bénéficient du soutien de forces financières impliquées dans divers trafics illicites et de secteurs politiques rétrogrades et réactionnaires. Alimentés en armes et en munitions par les trafiquants de drogue, les contrebandiers et les trafiquants d’armes, ils se heurtent à un État désengagé, préoccupé par autre chose que la protection et la défense du peuple, » déplore-t-il.
Victor Benoît dénonce également l’inaction et l’indifférence du pouvoir en place face à la tragédie du peuple haïtien. Il critique par ailleurs le projet de référendum initié par les autorités sur la Constitution. Pour lui, la priorité n’est pas de changer la Constitution, mais de rétablir un climat de paix et de sécurité stable, indispensable à l’organisation d’élections libres qui permettraient de transmettre le pouvoir à des autorités légitimes, choisies par les Haïtiens eux-mêmes.
Selon lui, bien que la Constitution de 1987 ne soit pas parfaite, elle constitue un bon texte, malheureusement saboté par des « malfaiteurs » qui n’ont pas voulu voir se concrétiser le projet démocratique qu’elle portait. Si elle était appliquée dans son intégralité, le pays ne se trouverait pas dans l’état d’anarchie actuel, car elle consacre la décentralisation, la participation citoyenne dans la prise de décision, la modernisation du système agricole via la réforme agraire, ainsi que l’accès à la santé, à l’éducation pour tous et à d’autres droits essentiels.
Victor Benoît appelle à un sursaut collectif pour sauver le pays et empêcher sa bascule totale aux mains de ceux qu’il considère comme les ennemis du progrès.