Mirebalais toujours sous le choc après l’attaque de l’organisation terroriste Viv Ansanm contre la population et la prison civile…

Marie Rosy Auguste Ducena, Directrice de programme au RNDDH

MIREBALAIS, (Haïti), mardi 1er avril 2025,(RHINEWS)- Dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 mars 2025, la ville de Mirebalais a été le théâtre d’une attaque d’une ampleur inédite perpétrée par la coalition terroriste Viv Ansanm. Les assaillants, lourdement armés, ont pris d’assaut la prison civile de la ville, libérant plus de 530 détenus.

Selon les informations recueillies, la prison abritait 533 détenus, dont 66 condamnés seulement et 467 en attente de jugement, représentant ainsi 88 % de la population carcérale. Lors de l’attaque, un détenu a perdu la vie, tandis que les 532 autres se sont évadés.

Rosy Auguste Ducéna, responsable de programme au Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), exprime sa profonde préoccupation face à cette situation alarmante et l’inaction des autorités : « Nous sommes extrêmement préoccupés par cette situation. Il est inacceptable que, malgré les informations circulant sur une possible attaque de la prison par des bandits, les autorités de transition soient restées passives jusqu’à ce que cette tragédie se produise. »

Elle rappelle également des précédents inquiétants : « En mars 2024, une évasion spectaculaire s’est produite à la prison civile de Port-au-Prince dans des circonstances similaires, avec l’appui de groupes armés. De même, la prison civile de Croix-des-Bouquets a connu une évasion massive. Pourtant, l’administration pénitentiaire est restée silencieuse, sans fournir d’informations rapides sur l’identité des évadés, les charges retenues contre eux ou leur statut juridique. »

Mme Ducéna insiste sur la nécessité d’une réaction appropriée des autorités : « Nous espérons que l’administration pénitentiaire gérera l’évasion de la prison civile de Mirebalais différemment, en partageant des informations avec le public et en mettant en place des stratégies efficaces pour récupérer les évadés et rétablir l’ordre. »

Cette attaque souligne la vulnérabilité persistante des institutions pénitentiaires en Haïti et l’urgence pour les autorités de renforcer les mesures de sécurité afin de protéger la population et de prévenir de telles tragédies à l’avenir.

De nombreuses voix se sont élevées ces derniers temps contre l’escalade de la violence alimentée par Viv Ansanm et la passivité du pouvoir de transition.