« La population doit accompagner les forces de l’ordre pour déjouer le coup d’État orchestré par Viv Ansanm et ses alliés », selon Pierre Espérance…

Pierre Esperance, Directeur executif du Reseau National de Defense des Droits Humains (RNDDH)...

PORT-AU-PRINCE, mardi 1er avril 2025Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), tire à nouveau la sonnette d’alarme concernant un coup d’État en cours, orchestré par l’organisation terroriste Viv Ansanm et ses alliés. Selon lui, leur objectif est d’instaurer un règne de chaos et de terreur totale en Haïti.

D’après Pierre Espérance, les récentes attaques perpétrées dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, dans l’Artibonite et à Mirebalais, s’inscrivent dans un plan visant à déstabiliser le pays. Il affirme que Viv Ansanm ne se limite pas aux milieux politiques, mais bénéficie également du soutien de repris de justice et d’individus impliqués dans l’assassinat de Jovenel Moïse, libérés l’année dernière par ces mêmes groupes terroristes pour faciliter l’exécution de leur projet.

L’attaque de Mirebalais, survenue lundi et marquée par l’évasion massive de prisonniers, est, selon lui, une nouvelle manœuvre destinée à instaurer un climat de peur généralisé. Il estime que ces violences visent à forcer la population à accepter la dictature imposée par ces criminels.

Selon Pierre Espérance, ce coup d’État vise à faciliter la prise totale du pouvoir par un ancien régime lié au crime organisé, impliqué dans la dilapidation des fonds PetroCaribe, ainsi que dans des trafics d’organes, d’armes, de munitions et de drogue. Il accuse ces groupes de vouloir récupérer le pouvoir politique pour s’octroyer une amnistie et échapper à la justice pour les nombreux crimes commis ces dernières années.

Il souligne que certains membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), qui n’ont jamais dénoncé les actes de Viv Ansanm, seraient complices de cette manœuvre. Selon lui, ces secteurs ont sciemment saboté la transition afin de favoriser ce retour en force du régime criminel.

Espérance déplore le manque de réaction du CPT, en particulier son incapacité à doter les forces de sécurité des équipements nécessaires pour rétablir l’ordre. Il interpelle son président, Fritz Alphonse Jean, l’exhortant à prendre des mesures urgentes via un budget rectificatif. Il critique également l’absence de leadership au sein du CPT, qui, selon lui, favorise la reprise du pouvoir par le PHTK, Viv Ansanm et leurs alliés.

Face à cette situation critique, Pierre Espérance appelle la population à faire preuve de vigilance et à soutenir les forces de l’ordre dans leurs efforts pour restaurer la paix et la sécurité dans le pays.

« Il faut donner une chance à ceux qui souhaitent se repentir et se réhabiliter, à condition que la justice se prononce sur leur cas. En revanche, ceux qui persistent dans la violence doivent être neutralisés par tous les moyens, la population étant en état de légitime défense. »

Il exhorte également les habitants des autres départements à se mobiliser contre les exactions de Viv Ansanm et de ses alliés, afin d’empêcher la mise en œuvre de ce plan destructeur.

« L’heure est grave. Il est impératif que les Haïtiens se lèvent pour empêcher la concrétisation de ce projet funeste. »

« Bien que le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) ait échoué dans sa mission de rétablir l’ordre, d’éradiquer les bandes criminelles et de sécuriser le pays, il est impensable, voire criminel, d’imaginer que les prochains dirigeants puissent émerger des rangs des terroristes. Haïti est aujourd’hui à genoux, ensanglantée par une violence aveugle et méthodique orchestrée par Viv Ansanm et ses complices politiques et économiques », soutient le défenseur des droits humains.

Selon lui, la société haïtienne ne peut pas se laisser écraser sous le poids de cette barbarie. Elle doit se lever avec force et détermination pour anéantir ses bourreaux, ces criminels qui continuent à éventrer le pays, à massacrer sans pitié, à faire couler le sang innocent et à condamner la population à une existence de terreur et de misère. Il est hors de question de confier le destin de la nation à ceux qui ont méthodiquement planifié sa destruction.

« Peut-on accepter d’être gouvernés par ceux qui ont massacré des familles entières, violé collectivement des femmes et des enfants, incendié des maisons, des écoles, des universités, des hôpitaux, des pharmacies et même des lieux de culte ? Peut-on abandonner Haïti à ceux qui ont forcé plus d’un million de personnes à l’exode, détruisant tout sur leur passage ? »

« Ceux qui sèment le chaos et la désolation ont prouvé qu’ils ne connaissent ni pitié ni limites. Ces actes de barbarie sont une insulte à la dignité humaine et doivent être éradiqués sans compromis. La société haïtienne ne peut plus se contenter d’indignation passive ; elle doit agir, résister et refuser catégoriquement de laisser les criminels et leurs complices imposer leur règne de terreur », déclare Pierre Espérance.